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En collaboration avec les associations cantonales de CURAVIVA, senesuisse demande depuis longtemps déjà une augmentation à la fois du financement résiduel des soins et des prestations complémentaires. En effet, ces derniers mois, des hausses de coûts ont non seulement frappé les soins, mais aussi dans une large mesure les prestations hôtelières (notamment en raison des coûts de l’énergie). De notre point de vue, une augmentation des prestations complémentaires est donc incontournable.

Dans un premier temps, le Parlement fédéral a reporté une hausse des prestations complémentaires au titre du loyer. S’agissant du séjour en EMS, la responsabilité incombe aux cantons. Celui de Thurgovie montre l’exemple à suivre : au 1er janvier 2023, les prestations complémentaires passeront de 165 à 180 francs par jour en EMS. Nous souhaitons diffuser ce bon exemple et vous invitons à en faire de même dans le cadre de vos activités de communication. Nous espérons ainsi convaincre d’autres cantons de la nécessité d’adapter les prestations complémentaires.


 

senesuisse accueille très favorablement le récent arrêt du Tribunal fédéral sur « l’admission dans un EMS extra-cantonal ». Le canton de Genève a refusé sur le fond de participer à la prise en charge des coûts des soins de ses citoyennes et citoyens lors d’une admission dans un EMS situé en dehors de la Suisse romande. Le Tribunal fédéral retient que tous les cantons sont tenus de financer les coûts des soins dans n’importe quel EMS de Suisse – ceci en appliquant le cadre financier en vigueur dans leur propre canton. De plus, le canton de Genève ne saurait se limiter à une prise en charge des fournisseurs de prestations au bénéfice d’un contrat de prestations.


 

La prochaine étape de l’adaptation de la LiMA entre en vigueur au 1er octobre 2022. À compter de ce jour, les modifications de la liste B auront été réalisées et la nouvelle liste C aura été créée. Le matériel de soins figurant sur ces deux listes doit être facturé aux caisses maladie respectives des bénéficiaires des prestations concernés.


 

Sur la base des expériences faites jusqu’ici avec le Covid-19, une hausse des transmissions du virus est attendue à partir de l’automne 2022. Les recommandations de vaccination sont donc adaptées en conséquence. L’accent est mis sur la protection des personnes particulièrement vulnérables, notamment celles âgées de 65 ans et plus. La vaccination de rappel est gratuite pour ces personnes et doit être administrée au moins quatre mois après la dernière vaccination ou la guérison.


 

senesuisse participe aux consultations cantonales en qualité d’association nationale. L’accent est à cet égard mis en particulier sur les dispositions (très différentes d’un canton à l’autre) en lien avec les soins aux personnes âgées et notamment sur leur financement. L’exemple du canton d’Appenzell Rhodes Extérieures illustre l’engagement de notre association en faveur de conditions-cadres optimales – dans toute la Suisse.


 

Chaque année, la fondation Sécurité des patients Suisse réalise une semaine d’action. L’objectif est d’attirer l’attention sur l’importance d’un thème majeur et de renforcer l’engagement à tous les niveaux. Cette année, la semaine d’action se déroule du 12 au 18 septembre, sous le titre « Ensemble vers une médication sûre ». Les établissements sont invités à mettre en œuvre diverses mesures. Le site web met à votre disposition des propositions et des supports à cet effet.


 

Soutenue par senesuisse en qualité de partenaire, la campagne d’image nationale pour les soins de longue durée intitulée « Une carrière empreinte d’humanité » a démarré en 2020. Dans sa phase actuelle, elle se focalise sur les opportunités offertes aux personnes en reconversion professionnelle. Elle vise à susciter l’enthousiasme pour les soins de longue durée auprès des personnes envisageant un changement professionnel, et à démontrer les opportunités et les avantages pour ce groupe cible en particulier, notamment au moyen d’une page de destination dédiée et de mesures publicitaires adaptées. Différents sujets de campagne diffusés en ligne et sur les médias sociaux montrent des personnes de professions diverses – des professionnels de l’hôtellerie au directeur artistique en passant par l’électromécanicien – qui ont opté pour une formation variée dans les soins de longue durée. Pour qu’un maximum de personnes puisse voir cette campagne, nous avons aussi besoin de l’aide des établissements. Nous vous invitons donc à vous joindre à nous pour liker et partager les contenus de la campagne.


 

Après cette difficile période pour le domaine socio-sanitaire, l’Association romande et tessinoise des directrices et directeurs d’établissements médico-sociaux (ARODEMS) a décidé d’organiser son tout premier symposium le 24 novembre prochain, au Palais de Beaulieu à Lausanne. Cette journée devrait réunir différents partenaires, dont environ 300 cadres et directeurs d’EMS.
Ce symposium est placé sous le signe de l’EMS 3.0 et traitera des enjeux liés aux ressources humaines, aux rôles des fonctions professionnelles, aux typologies managériales, aux évolutions des habitats pour personnes âgées, à l’évolution des besoins des populations fragilisées… soit à toutes les adaptations qu’il s’agira d’associer au cadre futur de la gestion de ce domaine.


 

S’agissant des coûts à la charge de la Confédération, les dépenses pour les tests se sont élevées à 420 millions de francs en 2020 auxquels se sont ajoutés 2.3 milliards de francs en 2021. Pour 2022, un total de 1.6 milliard de francs est prévu pour les tests.

S’agissant de l’assurance maladie obligatoire, le traitement des personnes hospitalisées a représenté la majeure partie des coûts, soit, selon les estimations actualisées, entre 230 et 274 millions de francs pour l’année 2020 et entre 280 et 300 millions de francs pour l’année 2021. À ceci s’ajoutent les coûts de la vaccination, à savoir près de 264 millions de francs pour l’année 2021.

Pour les cantons, la part des coûts pour les hospitalisations est estimée entre 625 et 739 millions pour les années 2020 à 2021. Les autres coûts pris en charge par les cantons n’ont pas encore pu être quantifiés (mise à disposition de capacités spécifiques pour la gestion de la pandémie comme le personnel et les infrastructures, la vaccination, la distribution de biens médicaux, les tests).

  • De plus amples informations et le rapport se trouvent sous ce lien

 

La Commission de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) a fixé les priorités pour l’offensive de formation dans le domaine des soins et suit en cela les recommandations de senesuisse. Dans une première étape de la mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers, jusqu’à 502 millions de francs doivent ainsi être versés aux établissements de formation et aux personnes suivant une formation tertiaire – les cantons devant participer à même hauteur.

En revanche, la décision de viser l'introduction d'objectifs de coûts et de qualité fixés tous les quatre ans par le Conseil fédéral pour freiner l'augmentation des coûts de la santé, n'est pas réjouissante ...

La Commission de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a déposé un postulat sur le financement de la prise en charge des personnes souffrant de démence : le Conseil fédéral sera chargé de présenter un rapport montrant comment améliorer le financement en la matière. De plus, la Commission veut plafonner les rémunérations des membres des directions et des conseils d’administration des assurances-maladies à respectivement 250'000 et 50'000 francs.


 

Comme le demande senesuisse, l’OFSP a recommandé avec effet immédiat le second renouvellement de vaccin pour les personnes âgées. Celui-ci peut donc être effectué gratuitement. Compte tenu de la propagation du variant Omicron BA.5 et de l’augmentation des nouvelles infections, cette recommandation est étendue aux personnes de plus de 80 ans afin d’accroître leur immunisation contre les formes graves pendant les mois d’été.

Pour toutes les autres personnes ayant déjà reçu une vaccination complète (trois doses, ou deux doses après guérison du COVID-19), l’OFSP et la Commission fédérale pour la vaccination CFV recommandent d’attendre l’automne pour renouveler la vaccination de rappel. En l’état actuel des connaissances, ces personnes sont encore suffisamment protégées contre une évolution grave de la maladie.


 

Avec la présentation du premier rapport annuel, la CFQ a présenté et décrit ses activités. Sa tâche consiste à promouvoir le développement de la qualité dans le cadre de la LAMal. Il s’agit notamment de développer des indicateurs et des mesures de qualité, de les utiliser systématiquement dans les processus d’optimisation de la qualité et de mettre en place un système de gestion de la qualité.

Les deux premiers programmes nationaux débuteront en 2022. L’un d’entre eux se concentrera – en collaboration avec CURAVIVA et senesuisse – sur l’amélioration de la qualité pour les résidents et résidentes des EMS. L’autre a pour but de soutenir les professionnels dans les soins intersectoriels d’une maladie donnée. 

  • De plus amples informations et le rapport annuel sont disponibles sous ce lien

 

En raison de l'augmentation actuelle du nombre de cas de Covid et des déplacements qui reprennent avec la période estivale, senesuisse recommande en particulier le port du masque dans les soins et l'accompagnement des personnes vulnérables lors de contacts rapprochés (notamment les soins corporels). Cela vaut également pour les visiteurs lorsque la distanciation physique n'est pas possible à l'intérieur. Cette recommandation doit permettre de continuer à promouvoir dans les EMS une approche empreinte de sensibilité et de respect envers les personnes qui leur sont confiées, d'autant plus que de nouvelles mutations du virus Covid apparaissent et que la situation épidémiologique peut s'aggraver à tout moment.

En notre qualité d'association faîtière, senesuisse s'engage à ce que le prochain booster vaccinal soit disponible rapidement, afin que les résidents des EMS puissent bénéficier d'une protection accrue en temps opportun.

  • Il appartient à chaque établissement de mettre en œuvre les mesures de protection qui lui paraissent les plus appropriées.

 

Lors de nos recherches pour notre magazine spécialisé FOCUS sur le thème « manger et boire », nous avons eu un aperçu de la diversité et de la créativité de la culture alimentaire dans les EMS. Il n’est pas rare que des chefs hautement décorés préparent les repas et que les résidentes et résidents participent à l’élaboration des menus, par exemple en partageant leurs recettes préférées avec les équipes de cuisine motivées. C’est de toutes ces impulsions qu’est née l’idée de la « senestory ». Nous sommes heureux que différents établissements aient répondu à notre appel et aient partagé avec nous des recettes qu’ils affectionnent ainsi que des histoires intéressantes. Les personnes ayant participé à l’assemblée des membres ont déjà reçu la senestory. Les autres membres la recevront par la poste. Vous trouverez la senestory, une recette de chutney et un article spécialisé sur les conseils nutritionnels et les soins de longue durée également sur notre site Internet.


 

Après deux années sous l’influence du Covid, l’assemblée des membres de senesuisse a pu se dérouler à nouveau dans un cadre normal. Notre président, le conseiller national Albert Rösti, a dirigé l’assemblée qui, malgré un ordre du jour peu explosif, a été très appréciée : de nombreux membres ont profité de l’occasion pour s’informer et échanger entre eux et avec le secrétariat général. Dans son allocution de bienvenue, Jörg Kündig, vice-président de l’association des communes suisses, a rendu hommage au précieux travail des institutions pour personnes âgées. Le secrétariat général a ensuite fait une rétrospective réjouissante de l’année écoulée : le poids politique de notre association a par exemple encore nettement augmenté dans le cadre des travaux politiques relatifs à l’initiative sur les soins infirmiers, respectivement au contre-projet. Cela se reflète également dans le nombre croissant de membres.
La secrétaire générale de l’ASI, Yvonne Ribi, a présenté la mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers acceptée par le peuple du point de vue des infirmières et infirmiers. L’assemblée s’est terminée par un magnifique apéritif organisé par l’hôte GZA Mattenhof Zurich.

Le rapport annuel, qui met également l’accent sur le personnel infirmier.

GV 2022 01


 

Prescriptions médicales sous forme électronique pour les médicaments : Les deux chambres ont adopté une motion prévoyant la forme numérique pour les prescriptions de médicaments. L’objectif est de les rendre plus lisibles et d’éviter les erreurs. Le Conseil fédéral est maintenant appelé à mettre cela en œuvre – et ce également pour les personnes ne disposant pas de dossier électronique du patient.
Motion 20.3770 Introduction de l'ordonnance électronique / Motion 20.3209 Mettre en place la prescription médicale électronique

Adaptation des PC en raison de la hausse des coûts de chauffage refusée : par 23 voix contre 17, le Conseil des États a refusé d’adapter les prestations complémentaires à la hausse des prix. senesuisse avait pourtant demandé que les contributions PC soient également augmentées pour les séjours en EMS, afin de financer l’augmentation des coûts de ces séjours.
Motion 22.3359 Prendre en compte l’augmentation exceptionnelle des frais de chauffage dans le calcul des PC

Le Conseil fédéral veut s’attaquer aux problèmes du DEP : Entre-temps, le Conseil fédéral admet lui aussi ouvertement que le système du dossier électronique du patient présente des lacunes. Il ne veut toutefois pas arrêter le projet, mais examiner des corrections, comme une centralisation.
Interpellation 22.3238 Dossier électronique du patient. Comment aller de l'avant?

Contre-projet indirect à l’initiative visant à freiner les coûts : contrairement à l’avis de senesuisse, le Conseil national a élaboré un contre-projet à cette initiative populaire du Centre. Celui-ci prévoit un pilotage étatique avec des objectifs de coûts : Pour chaque domaine du système de santé, des augmentations annuelles maximales des coûts devraient être fixées et imposées. Nous nous engageons à ce que le Conseil des États rejette ce rationnement.
Objet 21.067 Pour des primes plus basses. Frein aux coûts dans le système de santé

Contre-projet indirect à l’initiative pour l’allègement des primes : le Conseil national a également approuvé un contre-projet à cette initiative populaire émanant des milieux de gauche. Celui-ci prévoit que la Confédération et les cantons réduisent encore les primes d’assurance-maladie de plus de deux milliards de francs.
Objet 21.063 Maximum 10% du revenu pour les primes d’assurance-maladie


 

Le prochain symposium de dialog@age aura lieu le 2 septembre 2022 chez Careum à Zurich sur le thème « Soins intégrés de demain ». senesuisse soutient ce congrès, car les soins intégrés sont une tendance majeure dans le domaine de la santé, dont nous ne sommes qu’au début du développement. Les soins intégrés ne se limitent pas à la coopération, mais impliquent une collaboration concrète et globale au-delà des frontières institutionnelles. Ces thèmes et d’autres encore seront abordés lors du dialog@age22 du point de vue de la Confédération, des cantons ainsi que des communes, de la politique et des fournisseurs de prestations. Des oratrices et orateurs de renom tels que le professeur Eckhard Nagel et Lukas Engelberger, conseiller d’État et président de la Conférence des directeurs de la santé, figurent au programme.


 

En décembre 2021, 2,47 millions de personnes recevaient des prestations de vieillesse en Suisse ou à l’étranger. Par rapport à l’année précédente, ce nombre a augmenté de 1,3 %, soit de 32'000 personnes. Parmi elles, 4'600 (14 %) sont des rentes versées à des personnes résidant à l’étranger.
En 2021, les assurés ont versé des cotisations d’un montant total de 35,1 milliards de francs, la Confédération a contribué à hauteur de 9,5 milliards et les recettes provenant du pour cent de TVA se sont élevées à 3,0 milliards de francs.
Au total, les recettes se sont élevées à 47,9 milliards de francs et les dépenses à 47,0 milliards. Grâce à l’introduction de la contribution TVA, le résultat est positif de 880 millions de francs. En outre, le résultat positif des placements (bonne année boursière) a augmenté la fortune de 1,7 milliard de francs.


 

En 2020, les dépenses du secteur de la santé ont augmenté de 0,8 milliard de francs par rapport à 2019, pour atteindre 83,3 milliards de francs. Pour cette année du Covid, les principaux moteurs de coûts ont été les hôpitaux (+0,5 milliard de francs) et les établissements médico-sociaux (+0,3 milliard de francs). Au total, les dépenses de santé ont augmenté de 1,0 % en 2020, ce qui est inférieur à la tendance des cinq dernières années (+2,3 %). Le rapport au produit intérieur brut (PIB) est passé de 11,3 % à 11,8 % par rapport à 2019.
Ainsi, 804 francs par mois et par personne ont été dépensés pour la santé. Sur ce montant, 305 francs ont été pris en charge par l’assurance maladie et 175 francs par l’État, 52 francs ont été financés par des assurances complémentaires, 51 francs par des assurances sociales, 30 francs par des prestations sociales et 191 francs par des fonds privés.

Lien vers le communiqué de presse de la Confédération : https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/actualites/quoi-de-neuf.assetdetail.22324778.html



Les fournisseurs de prestations craignent une charge supplémentaire pour les pa-tients et demandent une prolongation de la période transitoire au niveau de l’ordon-nance.



ARTISET, Aide et soins à domicile Suisse, senesuisse et Association Spitex privée Suisse ASPS recommandent d’accepter le projet du Conseil fédéral sans modification. Le Conseil fédéral adopte le premier volet de mesures pour la mise en oeuvre de l’initiative sur les soins infirmiers.



La session d’été des Chambres fédérales débute le 30 mai 2022 et plusieurs objets d’importance pour notre branche sont à nouveau à l’ordre du jour. 

Comme à son habitude, senesuisse a élaboré une prévision de la session à l’attention des parlementaires. 



Depuis le 1er avril 2022, les directives nationales concernant le Covid-19 ne sont plus en vigueurs, dorénavant ce sont que des recommandations émises par la Confédération. Ce document contient surtout des indications sur les plans de protection : il s’agirait de maintenir le meilleur équilibre possible entre la protection de la santé et la qualité de vie.
Depuis, les cantons ont adopté diverses réglementations et senesuisse s’engage pour qu’elles accordent une liberté maximale aux institutions. Elles doivent pouvoir décider elles-mêmes quelles mesures de protection sont judicieuses.



La Commission du Conseil des États est favorable à une mise en œuvre par étapes de l’initiative pour les soins infirmiers. Deux points doivent être traités en priorité : L’offensive de formation et la possibilité pour le personnel soignant de facturer directement aux assureurs-maladie.

Le débat sur le financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires (EFAS) a été reporté à deux lectures supplémentaires en raison de la complexité du sujet. senesuisse continue son engagement pour qu’un financement uniforme soit également appliqué aux soins de longue durée, c’est-à-dire aux institutions d’aide et de soins à domicile et aux EMS.

Après l’adoption par le Parlement de la révision de l’AVS – qui devrait être soumise au peuple cette année encore – c’est maintenant à la LPP d’être à l’ordre du jour. Eu égard à l’augmentation de l’espérance de vie et aux taux d’intérêt durablement bas, la commission a estimé qu’il était nécessaire non seulement de relever l’âge de la retraite à 65 ans également pour les femmes, mais aussi d’abaisser le taux de conversion minimal à 6.0 %, ce qui nécessiterait des mesures de compensation.



La session d’été des Chambres fédérales débute le 28 février 2022 et plusieurs objets d’importance pour notre branche sont à nouveau à l’ordre du jour. 

Comme à son habitude, senesuisse a élaboré une prévision de la session à l’attention des parlementaires. L’affaire la plus importante d’après notre point de vue est toujours le volet de mesures visant à maîtriser les coûts. Il contient la mise en place d’un droit de recours pour les caisses-maladie et leurs faîtières contre les listes cantonales des institutions de soins. Par ailleurs, une motion est à l’ordre du jour qui réclame un programme national de recherche sur la maladie d’Alzheimer.



Avec Pia Coppex, nous avons pu engager une personne hautement qualifiée pour le poste de directrice adjointe du secrétariat général de l’association. Elle a suivi une formation en soins infirmiers et a travaillé dans le domaine de la formation, à la CDS, à la Direction de la santé du canton du Valais et en dernier lieu, elle était active pour Alzheimer Valais. Elle est bilingue et dispose de compétences optimales pour développer senesuisse dans différents domaines. Parmi ses premières missions figurent la mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers et divers projets du domaine de la qualité.
Pia Coppex dit de sa nouvelle activité : « Je me réjouis beaucoup de pouvoir assumer ces nouvelles tâches que je connais déjà sous un autre angle, le domaine des personnes âgées me tient à cœur. »

  • Pia Coppex peut être contactée directement par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Lors de la consultation sur la levée des mesures de protection, senesuisse a exigé que l’obligation de porter le masque soit maintenue dans un premier temps dans les établissements de santé. Le Conseil fédéral a suivi notre argumentation et a confirmé qu’au moins jusqu’à fin mars, l’obligation de porter un masque s’appliquera dans les hôpitaux et les établissements de santé ainsi que dans les transports publics, tandis que l’obligation de présenter un certificat a été supprimée. D’autres réglementations pour les établissements de soins (par exemple concernant le dépistage ou les restrictions de visite) sont réservées aux cantons – ainsi, à l’exception de l’obligation de porter un masque et de l’obligation d’isolement (pour les personnes testées positives), il n’y a plus de dispositions valables pour toute la Suisse.



Pour le canton de Neuchâtel, de Saint-Gall et des Grisons, le comité de senesuisse a élu de nouvelles personnes pour la représentation au niveau cantonale. Elles prendront leurs fonctions en mars 2022.

Les représentantes et représentants cantonaux constituent, outre le bureau national, le premier point de contact pour les questions cantonales. Elles et ils soutiennent les EMS de la région concernée et les informent des développements actuels.

Pour cela, les représentantes et représentants cantonaux suivent l’actualité dans le domaine des institutions pour personnes âgées et entretiennent également le contact avec la section cantonale de Curaviva et le secrétariat général de senesuisse.

Les personnalités suivantes assumeront le rôle de la représentation cantonale à partir du 1er mars 2022 :

Canton de Neuchâtel
Madame Marion Pugin
Tertianum le Martagon, Rue de la Prairie 17, 2316 Les Ponts-de-Martel
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Canton de Saint-Gall
Monsieur Laurent Déverin
EMS Geserhus, Rebstein, Tannerstrasse 15, 9445 Rebstein
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Canton des Grisons
Madame Susann Wittwer
Tertianum Casa Fiora, Pfarrer Künzleweg 11, 7205 Zizers
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Toutes nos félicitations aux nouveaux représentants cantonaux. Nous leur souhaitons plein succès.

Vous trouverez tous les représentantes et représentants cantonaux sous ce lien.



« Vis ta vie » est la devise de la prochaine Journée des malades du 6 mars 2022. Comme il est à nouveau possible d’organiser des manifestations dans les EMS, nous profitons de l’occasion, en tant que membre de l’association organisatrice, de vous rappeler cette journée. C’est une opportunité de faire quelque chose de bien pour les résidentes et résidents, que ce soit avec de la musique ou une surprise. Si vous êtes encore à la recherche d’un groupe de musique ou d’une autre activité, vous pouvez vous adresser au secrétariat central de la Journée des malades. Vous avez également la possibilité d’annoncer votre activité sur leur site internet.



C’est la question que le conseiller national Lorenz Hess a posée au Conseil fédéral et à laquelle il a obtenu les réponses habituelles : Le Conseil fédéral a déjà évoqué à plusieurs reprises la hausse des dépenses à laquelle il faut s’attendre dans le domaine des soins de longue durée et a rédigé des rapports à ce sujet. Il a ainsi examiné les différentes options de financement des coûts de la dépendance aux soins. Il arrive à la conclusion qu’une solution d’assurance, combinée à des contributions financées par l’impôt comme instrument de politique sociale, présente des avantages objectifs évidents par rapport à d’autres options telles qu’un compte épargne-soins ou un financement direct des coûts des soins par l’État.



À ce jour, le point de contact national Vieillesse sans Violence, créé en 2019 et joignable par le biais du numéro de téléphone 0848 00 13 13, a été consultée six cents fois en relation avec des cas de violence présumée. La création du « Centre national de compétence Vieillesse sans Violence » offre un toit commun aux trois organisations régionales actives dans le domaine : alter ego en Suisse romande, Pro Senectute Ticino e Moesano au Tessin et UBA (Office indépendant de recours en matière de vieillesse) en Suisse allemande. Cette collaboration accrue leur permettra d’intensifier leur travail de sensibilisation et de prévention sur le terrain.


Le Parlement a adopté en décembre le projet de révision de l’AVS. Celui-ci comprend le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans, avec des compensations pour les neuf premières classes d’âge. En outre, la TVA doit être augmentée de 0,4 point de pourcentage afin de permettre un financement dans les prochaines années malgré l’augmentation de l’espérance de vie. Les syndicats ont lancé un référendum contre le projet – une votation populaire devrait avoir lieu à l’automne.

Par ailleurs, deux initiatives populaires sur l’AVS ont été lancées, toutes deux rejetées par le Conseil fédéral : Il n’est pas opportun d’introduire une 13e rente AVS, ni de relever automatiquement l’âge de la retraite en fonction de l’augmentation de l'espérance de vie.


Les médicaments font partie du quotidien de nombreuses personnes. La fondation Sécurité des patients Suisse a élaboré la brochure « Vos médicaments – en toute sécurité ». Elle s’adresse en particulier aux patientes et patients âgés concernés par la polypharmacie et à leurs proches.

La brochure existe dans les trois langues : allemand, français et italien. Elle peut être commandée gratuitement par le personnel spécialisé et remise en mains des personnes concernées et de leurs membres de famille dans le cadre d’un entretien. Une version numérique en forme de PDF est également disponible.

  • Des informations sur le projet, les possibilités de commande et le PDF se trouvent sous ce lien


La nouvelle fondation Alois & Auguste est une fondation donatrice qui soutiendra à partir de 2022 des projets dans le domaine de la démence. Vous avez un projet approprié avec des lacunes de financement, auquel participent au moins deux partenaires, ou vous connaissez des organisations qui en ont un ?

La première année, la fondation Alois & Auguste distribuera ses fonds à des projets et des coopérations qui soutiennent l’engagement de bénévoles auprès des personnes atteintes de démence et de leurs proches. Les fonds doivent contribuer à développer de nouvelles formes de bénévolat dans les communes ou les régions et/ou à étendre les projets existants. Cela implique également de transmettre des connaissances aux bénévoles et de promouvoir la collaboration avec des spécialistes.

  • De plus amples informations sur la fondation, les critères d’éligibilité et le formulaire de demande se trouvent sous ce lien


Le financement uniforme des prestations médicales ambulatoires et stationnaires (EFAS) est pertinent et équitable, car il élimine les incitations malvenues du financement actuel. Pour l'instant, les prestations de soins ne sont pas encore prises en compte dans l’EFAS. Étant donné que des incitations malvenues similaires existent dans le financement actuel des prestations de soins, les fournisseurs de prestations considèrent que l’intégration des soins dans l'EFAS est indispensable. Selon eux, pareille intégration ne doit pas être ajournée ; les bases nécessaires peuvent en effet être établies dans un délai de six ans.



Impossibilité pour les EMS de solliciter le soutien de l’armée : Contrairement à la demande du Conseil national, appuyée par senesuisse, seuls les hôpitaux, et non les EMS, devraient recevoir les moyens nécessaires en cas de pandémie pour pouvoir effectuer des tests réguliers, respecter les règles de quarantaine et pouvoir faire appel à l’armée en cas de nécessité.
21.3003 | Préparer le système de santé pour mieux protéger les plus vulnérables

Le Conseil des États veut un droit de recours contre les listes d’EMS, respectivement d’hôpitaux : Contrairement au Conseil national, le Conseil des États veut créer une nouvelle procédure de recours juridique pour les caisses-maladie et leurs associations, afin qu’elles puissent recourir contre les décisions cantonales concernant les listes d'EMS et d'hôpitaux. Dans le cadre de l’élimination des divergences, senesuisse s’y oppose fermement.
19.046 | Mesures visant à freiner la hausse des coûts – volet 1b

Les soins et l’assistance vont-ils ensemble ? Le Conseil national pense que NON et a rejeté le postulat soutenu par senesuisse par 100 voix contre 83. Ainsi, la Confédération ne doit pas établir de rapport sur le regroupement des soins et de l’assistance. Nous continuons à travailler à l’optimisation du système existant.
19.4455 | Regrouper les soins et l’assistance

Application de forfaits pour médicaments demeure impossible : Le Conseil des États a refusé de modifier le cadre légal et d’ouvrir ainsi la voie au modèle fribourgeois de facturation forfaitaire pour les médicaments. En raison des données nécessaires à la compensation des risques, il reste donc impossible de négocier des forfaits efficaces et avantageux pour les médicaments.
20.332 | Modèle fribourgeois d’assistance pharmaceutique dans les EMS



L’enquête récemment publiée par la fondation Commonwealth Fund a été menée dans onze pays. Elle a eu lieu au printemps 2021, pendant la pandémie de Covid-19. Les résultats montrent que les personnes âgées de 65 ans et plus en Suisse sont très satisfaites de la qualité des soins médicaux. La Suisse s’en sort donc très bien en comparaison internationale, comme c’était déjà le cas dans les enquêtes précédentes. Huit personnes de 65 ans et plus sur dix interrogées en Suisse déclarent souffrir d’au moins une maladie chronique, le plus souvent d’hypertension et d’arthrite ou de douleurs articulaires. La gestion des maladies s’est améliorée au cours des quatre dernières années. Ainsi, en 2021, les personnes concernées sont nettement plus nombreuses (64 pour cent) à posséder un plan de traitement qu’elles peuvent appliquer au quotidien, elles n’étaient que 46 pour cent en 2017.
En outre, de plus en plus de personnes en Suisse consignent par écrit les traitements qu’elles souhaitent recevoir en fin de vie et les personnes habilitées à prendre des décisions en cas d’urgence. Les personnes qui ont discuté avec leurs proches ou avec une personne du milieu médical des traitements qu’elles souhaitent ou ne souhaitent pas recevoir si elles ne sont plus en mesure de décider pour elles-mêmes en cas de maladie ou de blessure représente 65 pour cent de la population aînée résidant en Suisse. 44 pour cent l’ont également consigné par écrit dans un document.



Les chiffres de l’Office fédéral de la statistique prouvent l’impact important de la pandémie sur notre branche : en 2020, moins de personnes sont entrées dans les EMS. Trois pour cent de séjours de longue durée en moins ont été enregistrés. Une grande partie de cette baisse a eu lieu entre fin mars et début mai (lors de la première vague de la pandémie).
En outre, en 2020, le nombre de décès a augmenté de manière significative dans les hôpitaux (+2'015, soit +8 pour cent) et surtout dans les institutions pour personnes âgées (+4'978, soit +16 pour cent). Lors de la deuxième vague de pandémie en automne, la surmortalité a été particulièrement élevée, le nombre de décès dans les EMS ayant augmenté de 80 pour cent.
Les institutions pour personnes âgées de Suisse ont terminé l’année 2020 avec un déficit de 380 millions de francs (+25 pour cent par rapport à l’année précédente). Seul un tiers de ce déficit a été supporté par les pouvoirs publics et des fonds privés.



Il existe désormais un guide d’utilisation pour la mise en œuvre d’une « Chambre des erreurs » dans les EMS. Il s’agit d’une offre de formation sérieuse mais aussi ludique, proche du travail quotidien, au cours de laquelle le personnel soignant est sensibilisé aux thèmes de la sécurité des patientes et patients. Dans un espace spécifiquement aménagé sont dissimulés des erreurs et des risques représentant un danger pour la prise en charge sure des résidentes et résidents. Les spécialistes, individuellement ou en équipe, entrent dans la salle et tentent de découvrir toutes les erreurs et les risques qui y ont été dissimulés.



La session d’été des Chambres fédérales débute le 29 novembre 2021 et plusieurs objets d’importance pour notre branche sont à nouveau à l’ordre du jour. 

Comme à son habitude, senesuisse a élaboré une prévision de la session à l’attention des parlementaires. L’affaire la plus importante d’après notre point de vue est un volet de mesures visant à maîtriser les coûts. Il contient la mise en place d’un droit de recours pour les caisses-maladie et leurs faîtières contre les listes cantonales des institutions de soins. De plus, une motion est à l’ordre du jour qui vise un possible déploiement de personnel militaire dans les EMS lors de situations de crise.



Après le OUI à l’initiative sur les soins infirmiers, senesuisse s’engage pour que – malgré le non au contre-projet qui en découle – une offensive de formation soit (co)financée le plus rapidement possible. En outre, il reste prioritaire pour nous d’obtenir plus de temps et donc de moyens financiers pour les situations de soins complexes (p. ex. démence, soins palliatifs). Lors de la mise en œuvre du nouveau texte constitutionnel au niveau de la loi, nous nous opposerons à l’obligation d’une CCT et à des conditions de travail fixées de manière rigide, car les souhaits et les exigences du personnel soignant et des institutions sont extrêmement individuels.



En 2020, 158'433 clientes et clients ont reçu des prestations dans les EMS de Suisse. Cela représente une baisse de fréquentation de 4.1 % par rapport à 2019 et c’est la première décroissance depuis le début du relevé en 2006. En conséquence, le taux d’occupation s’est réduit à 93.3 % (-1 point par rapport à 2019). Ce recul est lié aux conditions-cadres modifiées à cause du Covid-19 : diminution des admissions par rapport à l’année précédente de 10.2 %, pour se situer à 62'000 ainsi que la forte augmentation du nombre des décès de 4'856 pour un total de 34'572 personnes décédées. Cela représente une augmentation de 16.3 % par rapport à 2019.

Le tableau est exactement inverse pour les services d’aide et de soins à domicile (SASD). Dans ce domaine, les recours aux prestations durant l’année 2020 ont fortement progressé, comme l’illustre clairement la comparaison suivante : Le nombre de personnes âgées de 80 ans et plus a augmenté de 1 % en Suisse. Les bénéficiaires des soins à domicile âgés de 80 ans et plus ont quant à eux augmenté de 5.7 % (3.6 % en 2019). Il en résulte un taux de patientes et patients SASD dans la catégorie des 80 ans et plus de 30.6 % (+1.4 points). 



En 2020, année marquée par le COVID-19, l’espérance de vie à la naissance a reculé à 81.0 ans pour les hommes et à 85.1 ans pour les femmes, en baisse de respectivement 0.9 et 0.5 an par rapport à 2019. Une telle diminution n’avait pas été observée depuis 1944 chez les hommes et 1962 chez les femmes. L’espérance de vie à 65 ans des hommes a diminué de 20.0 ans à 19.3 ans entre 2019 et 2020 et celle des femmes de 22.7 ans à 22.2 ans.

Pour la première fois depuis 2011, le nombre de personnes hospitalisées a diminué en 2020 dans les hôpitaux en Suisse, et cela de 5,8% par rapport à 2019. Malgré cette baisse liée à la pandémie, les coûts des prestations hospitalières ont augmenté de 1.7 % pour un total de 19.4 milliards de francs, alors que ceux des prestations ambulatoires ont augmenté de 3.1 % pour atteindre 8.7 milliards de francs.



Les médias et la politique se sont attaqués au sujet de la solitude des aînés. En tant qu’institutions de soins et pour personnes âgées, nous voulons participer à la discussion, étant donné que nous avons de l’expérience depuis des décennies et possédons des remèdes concrets. Veuillez trouver dans notre blog un récit sur différents soutiens que les EMS fournissent ; ces acteurs importants de la lutte contre la solitude.

  • Les publications du blog se trouvent toujours en linge


Financement des soins aux personnes atteintes de démence : Comme le demandait senesuisse, le Conseil national, en tant que première Chambre à délibérer, à approuver clairement que le Conseil fédéral doit adapter la liste des prestations de soins afin que des prestations de soins adéquates pour les personnes atteintes de démence soient incluses et financées.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20194194

Réponse décevante du Conseil fédéral concernant le dossier électronique du patient : En tant que président de senesuisse, Albert Rösti a voulu savoir si le Conseil fédéral est conscient des coûts élevés et des faibles bénéfices du DEP dans les EMS. Comme le montre la réponse, le Conseil fédéral n’est pas intéressé par cette question et s’oppose au report de l’obligation du DEP.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20217793

Introduction d’un ratio entre le nombre d’infirmiers et le nombre de patients : La majorité du Conseil national approuve l’introduction d’un ratio entre le nombre d’infirmiers et le nombre de patients. Concrètement, il s’agit d’augmenter le nombre d’infirmiers diplômés. Nous nous demandons, premièrement, quel devrait être exactement ce ratio, deuxièmement, d’où devraient provenir ces diplômés supplémentaires et, troisièmement, qui paiera les coûts supplémentaires.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20194053

Pas d’interdiction de commissions versées aux intermédiaires pour l’assurance de base : Contrairement à la position de senesuisse, le Conseil des États ne veut pas d’une interdiction de versement de commissions incitant au changement de caisse-maladie pour l’assurance obligatoire des soins.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20180305



Berne, le 6 octobre 2021. L’initiative «Pour des soins infirmiers forts» sera soumise enBerne, le 6 octobre 2021. L’initiative «Pour des soins infirmiers forts» sera soumise envotation populaire le 28 novembre. Le contre-projet indirect qui lui est opposé représenteune alternative immédiate, substantielle et ferme afin de remédier à la pénurie depersonnel soignant. Les organisations de fournisseurs de prestations – H+ Les Hôpitauxde Suisse, senesuisse et l’Association Spitex privée Suisse ASPS – soutiennent cecontre-projet indirect, car il reprend les revendications justifiées des initiants et pourraêtre immédiatement mis en oeuvre. Voilà pourquoi ces associations disent NON à l’initiativesur les soins infirmiers.



En 2022, la prime moyenne mensuelle s’élèvera à 315,30 francs, ce qui correspond à une baisse de 0,2 % par rapport à 2021. Ces dix dernières années, la prime moyenne a augmenté de 2,4 % par an en moyenne.
Cependant, cette baisse s’est payée chère : Elle résulte d’une réduction des réserves équivalant à 1,2% de cette prime moyenne. À l’avenir, les bénéfices résultant d’investissements diminueront donc et des augmentations encore plus importantes sont à prévoir.



Le troisième rapport national sur le personnel de soins se penche en priorité sur l’estimation des besoins de relève en personnel infirmier ainsi qu’en personnel des soins et de l’accompagnement pour les prochains dix ans (2019-2029). Grâce aux efforts intensifs de ces dernières années, le rapport entre l’offre et les besoins de relève s’avère plus favorable, mais le déficit restera encore notable à l’avenir pour le personnel soignant. Ces résultats montrent que l’augmentation des capacités de formation ne suffit pas. Il est urgent de prendre d’autres mesures en faveur de l’entrée et du maintien du personnel dans la profession.



Au niveau cantonal aussi, senesuisse s’engage en faveur de bonnes conditions cadres pour les soins aux personnes âgées. La dernière fois, c’était dans les cantons de Berne et d’Appenzell Rhodes-Extérieures que nous avons déposé nos exigences précises. Malheureusement, surtout le financement des coûts des soins n’est toujours pas appliqué selon les prescriptions légales – par exemple aussi, en ce qui concerne la prise en charge des coûts supplémentaires dus au Covid-19. En conséquence, des procédures judiciaires sont planifiées dans divers cantons en plus des interventions politiques.

  • La prise de position de senesuisse (en allemand) se trouve sous ce lien


La session d’été des Chambres fédérales débute le 13 septembre 2021 et plusieurs objets d’importance pour notre branche sont à nouveau à l’ordre du jour. 



Le 24 août a eu lieu l’assemblée des membres senesuisse à Berne, pour la première fois sous l’égide du président conseiller national Albert Rösti, nouvellement élu en 2020.

Cette année, le mot de bienvenue a été adressé aux membres par le directeur de la santé bernois, le conseiller d’État Pierre-Alain Schnegg. Ensuite, une rétrospective – malgré la crise – réjouissante de l’année écoulée a été dressée : Notre association a encore gagné du poids en politique, les affiliations de membres ont à nouveau augmentée de manière significative et les finances se portent à merveille. En outre, le rapport annuel 2020 a été présenté dans sa nouvelle robe, du point de vue de son contenu mais également de son graphisme.

Markus Reck a été remercié pour ses activité au sein du comité de senesuisse. Il n’était plus éligible à la suite du changement de son employeur. Comme successeur a été nommé Daniel Braun, COO du groupe Senevita. Le comité ainsi que la direction se réjouissent de collaborer avec lui et le remercient pour sa volonté de s’engager au niveau associatif pour les préoccupations des soins de longue durée.


Une pertinente fin d’assemblée a eu lieu grâce à l’exposé de la Dr Beatrice Mäder de Polynomics. Elle a présenté l’éventuelle intégration des soins de longue durée au sein d’un « Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires (EFAS) ». Nous attendons fébrilement de savoir si le Parlement va adopter cette judicieuse étape en direction des soins intégrés.

La finale de la rencontre a été un merveilleux apéritif dînatoire, organisé par notre hôte, le Burgerspittel de Berne.


Les EMS devraient également recevoir des ressources pour lutter contre les pandémies : Comme le demande senesuisse, outre les hôpitaux, les EMS doivent également recevoir les ressources nécessaires en cas de pandémie afin de protéger au mieux les personnes vivant dans ces institutions.
21.3003 | Préparer le système de santé pour mieux protéger les plus vulnérables

Le volet 1A des mesures visant à freiner la hausse des coûts est adopté : Le Parlement a approuvé les premières propositions de mesures visant à réduire la charge des primes. Les EMS sont concernées par un règlement selon lequel, à l’avenir, tous les fournisseurs de prestations devront envoyer aux patients une copie de la facture si celle-ci est payée directement par la caisse-maladie.
19.046 | Mesures visant à freiner la hausse des coûts – 1er volet

Moins d’« esprit de clocher » pour les données du système de santé suisse : La crise du coronavirus a clairement montré que la Suisse est trop petite pour des solutions cantonales indépendantes. Il est nécessaire de disposer d’une bonne coordination fondée sur une base de données commune. La motion soutenue par senesuisse a été adoptée pour mise en œuvre.
20.3923 | Meilleure gestion des données dans le domaine de la santé

Pas de compte d’épargne-santé : Malheureusement, la bonne idée de récompenser les accumulations sur un compte bloqué pour les coûts futurs des soins de santé a été rejetée. Cela aurait permis d’éviter des pertes sur débiteurs pour les prestataires.
18.429 | Participation aux coûts. Permettre un compte d’épargne-santé



Après le Conseil des États, le Conseil national a également pris la décision à l’unanimité : Le Conseil fédéral doit soumettre une modification de la loi afin que les coûts des soins palliatifs soient financés de manière adéquate. Des traitements et soins adaptés aux besoins de toute personne en fin de vie doivent être garantis pour toute la Suisse, en tenant compte des prestations de soins palliatifs générales et spécialisées dans tous les domaines de soins et d’encadrement.

  • Sous ce lien, vous trouverez le contenu détaillé de la motion soumise.


La Suva a publié des consignes concernant les masques d’hygiène et de protection respiratoire FFP dans le secteur de la santé pour la protection contre le Covid-19. Après le succès de senesuisse d’avoir obtenu que les infections au Covid-19 au sein des EMS soient considérées comme maladie professionnelle sous le régime de l’assurance-accidents, la Suva en est responsable. Les institutions devraient donc suivre ces consignes pour le port du masque FFP2 dans les situations qui présentent un risque élevé.



La session d’été des Chambres fédérales débute le 31 mai 2021 et plusieurs objets d’importance pour notre branche sont à nouveau à l’ordre du jour. Par exemple, le Conseil des États donnera son évaluation de l’initiative sur les soins infirmiers et s’exprimera sur l’amélioration du financement des soins palliatifs. En outre, les deux Chambres traiteront des volets de mesures visant à réduire les coûts du système de santé.



La deuxième étude représentative de l’Université de Bâle montre que les EMS suisses ont une bonne qualité de soins et qu’ils s’engagent fortement à développer cette qualité. 90 % du personnel interrogé estime que la qualité des soins est généralement élevée. Cependant, les ressources sont limitées. L’un des plus grands défis pour les institutions de soins reste de trouver un personnel suffisant et bien formé. Ainsi, 96 % des établissements déclarent avoir des difficultés à recruter du personnel infirmier.

Les résultats complets de l’étude montrent en outre que les institutions de soins font de gros efforts pour atteindre une haute qualité de soins avec leurs ressources limitées. Toutefois, des mesures sont nécessaires pour renforcer les institutions de soins afin qu’elles puissent continuer à faire du bon travail ; un élément important à cet égard est un personnel suffisant et bien formé.



L’Office fédéral de la santé publique a mis à jour ses recommandations sur les tests de dépistage répétés dans les institutions médico-sociales avec effet à partir de mai 2021. Selon ces dernières, il est conseillé aux collaboratrices et collaborateurs en contact direct avec les résidentes et résidents de se faire tester environ tous les cinq jours, à l’aide d’un test rapide antigénique ou d’un test PCR sur des échantillons groupés. Toute personne qui a été entièrement vaccinée (définition dans le dépliant ci-après) ou qui est guérie du Covid ne devrait normalement pas être testée dans les six mois qui en suivent. Comme auparavant, les cantons peuvent prévoir des règles plus détaillées pour la mise en œuvre des tests.



À la demande du Parlement, le Conseil fédéral a dû rédiger un rapport sur les différences entre les institutions de soins à domicile privées et publiques. Le rapport examine et met en évidence toute inégalité de traitement dans le domaine de l’assurance obligatoire des soins (AOS), dans l’octroi de subventions, dans la taxe sur la valeur ajoutée, dans les impôts directs, dans les conditions d’emploi et dans la formation du personnel de santé.
Cela nous montre que la création de senesuisse il y a plus de 20 ans valait la peine, car à l’époque, il s’agissait précisément aussi de l’importante question de l’inégalité de traitement en matière de TVA, qui existe toujours dans le cas des institutions de soins à domicile.

  • Vous pouvez consulter les résultats détaillés sous ce lien.


En raison de la pandémie persistante, notre assemblée des membres n’aura pas lieu
le 11 juin 2021 comme prévu.

Nous avons reporté l’événement au mardi 24 août 2021, à 14h00.

L’invitation et les documents vous parviendront à la fin du mois de juin.



Le Conseil fédéral a décidé qu’à partir du 19 avril 2021, l’obligation de porter le masque pour les résidentes et résidents d’EMS sera au moins partiellement abolie. Désormais, toute personne vaccinée ou guérie du Covid-19 est donc exemptées de l’obligation de porter le masque à l’intérieur.
À son tour, L’OFSP publiera prochainement une version révisée du document « Informations et recommandations pour les EMS » avec de plus amples détails.



Dans une vidéo, palliative ch montre comment l’importance de la mort a augmenté dans les EMS durant la pandémie de Covid-19. Prof. Ralf Jox, Dr Eve Rubli et Françoise Guilliéron, fille d’un patient décédé du Covid-19, expriment avec émotion et profondeur comment ils ont vécu cette situation.



En 2020, plus de personnes sont décédées en Suisse que les années précédentes, notamment en raison de la surmortalité des deux derniers mois de l’année. Ainsi, environ 76'000 personnes sont décédées, soit 8'200 de plus que l’année précédente (+12,1 %) à cause de la pandémie de Covid-19. Pour la même raison, l’espérance de vie a diminué pour la première fois depuis des années : pour les hommes, de 81,9 à 81,1 ans (- 0,8 an), et pour les femmes, de 85,6 à 85,2 ans (- 0,4 an).
La population suisse a néanmoins augmenté pour atteindre 8,667 millions de personnes pour la fin 2020, principalement en raison d’un solde migratoire positif de 56'500 personnes (tout de même avec une nette diminution par rapport au passé).

  • Le communiqué de presse et les informations détaillées se trouvent sous ce lien.


Une nouvelle étude de l’Obsan compare les hospitalisations de personnes plus âgées dans leur dernière année de vie. Elle montre que les personnes qui continuent à vivre à domicile connaissent davantage d’hospitalisations que celles qui vivent en EMS. Dans les cantons qui préconisent le maintien à domicile, la différence entre les deux indicateurs est donc plus importante que dans les autres cantons. La principale raison de ces différences est la fréquence accrue des séjours de réadaptation gériatrique pour les personnes vivant à domicile. Elles visent à rétablir les capacités fonctionnelles nécessaires pour que les personnes puissent vivre dans leur propre maison.



L’Office fédéral de la santé publique a publié les résultats de son étude sur le sujet. Ces résultats sont ceux d’une vaste enquête menée auprès de directrices et directeurs d’établissements, du personnel d’EMS, des proches et du grand public. Quatre volumes avec des représentations graphiques des résultats des différents groupes d’enquête donnent un aperçu profond de la gestion de la crise et de ses conséquences pour les EMS.



Un compromis solide : le Parlement renforce le domaine des soins et permet une réponse rapide aux demandes urgentes.



Le Conseil fédéral a nommé les membres de la Commission pour la qualité. Ils seront notamment chargés de le conseiller pour développer la qualité des soins. Aussi incompréhensible que cela puisse paraître, il n’a pas été tenu compte des institutions de soins de longue durée dans la composition de cet organe. Des aspects essentiels à une compréhension globale de la qualité ne seront donc pas couverts. CURAVIVA Suisse et senesuisse demandent instamment au Conseil fédéral et à la Commission fédérale pour la qualité d’intégrer de façon adéquate le point de vue opérationnel sur les soins.

Veuillez trouver le lien du communiqué de presse Commission fédérale pour la qualité – Les soins de longue durée doivent être adéquatement pris en compte au sein de la Commission pour la qualité.



La session de printemps des Chambres fédérales commencera le 1er mars 2021. Une fois de plus, quelques sujets qui nous concernent directement sont à l’ordre du jour. Les sujets les plus importants qui nous occupent sont la lutte pour un contre-projet sensé à l’initiative sur les soins infirmiers, des exigences en lien avec le Covid-19 et le rejet d’un droit de recours pour les assureurs contre les listes d’EMS cantonales.

  • Le document « prévision de session » se trouve sous ce lien


La « Journée des malades » aura lieu le dimanche 7 mars 2021 dans toute la Suisse. À nouveau, le président de la Confédération prendra la parole pour s’adresser au peuple à travers la radio et la télévision. Nous sommes convaincus que ce sont aussi et surtout les petits gestes qui ont une valeur importante cette année, comme par exemple une carte de vœux, un bouquet de fleurs ou quelques douceurs en guise d’attention pour donner de la joie aux personnes malades, handicapées ou âgées.

L’association journée des malades veut livrer en 2021 une contribution active contre la solitude avec le soutien de ses membres, parmi lesquels figure également senesuisse, et d’autres organisations. Vous trouverez sur leur site internet, sous la rubrique « activités », diverses actions menées lors du 7 mars. D’autres suivront ces prochains jours, comme par exemple la campagne d’envoi d’une carte postale gratuite. Au même endroit, vous avez également la possibilité de publier vos propres actions.



L’OFSP a demandé la prise de position de senesuisse concernant la mise en œuvre concrète sur la nouvelle facturation LiMA. En effet, ce matériel devra enfin (normalement dès 2022) à nouveau être pris en charge via les caisses-maladie dans toute la Suisse, et ce, en règle générale, au moyen d’une facturation individuelle et équitable (au lieu des forfaits trop bas actuellement en vigueurs à beaucoup d’endroits). Dans notre réponse, nous exigeons la déduction maximale de 10 à 15 pour cents sur les prix d’achat à la pièce devant être prise en charge par les EMS au lieu des 20 à 30 pour cents prévus.



Le Conseil fédéral propose au Parlement de rejeter l’initiative populaire « Sauver des vies en favorisant le don d’organes ». Il soutient, sur le fond, l’objectif visé par l’initiative mais propose une modification de la loi, qui prévoit d’introduire le consentement présumé au sens large afin d’augmenter les chances des personnes sur liste d’attente. Quiconque refuse de faire don de ses organes après sa mort doit désormais le déclarer. Toutefois, les proches pourront toujours refuser un don d’organes si cela correspond à la volonté de la personne décédée.



Refus du déploiement de l’armée au sein d’EMS : contrairement aux recommandations de senesuisse, le Parlement s’est décidé contre la possibilité d’un soutien également aux EMS par les forces de l’armée lors de situations de crises, à coup d’arguments hypocrites.
Feu vert des Chambres fédérales à l’appui de l’armée

Toujours pas de consensus pour l’initiative sur les soins : pendant que le Conseil national a adopté le contre-projet comme souhaité par senesuisse, le Conseil des États s’accroche toujours à sa version avec moins de financement pour la formation et moins de droits pour le personnel infirmier. L’objet entre maintenant dans le processus d’élimination des divergences et nous continuons à lutter avec force pour un contre-projet sensé.
Le Conseil des Etats ne veut pas d’obligation pour les cantons (sous synthèse/rapport)

Paquet de mesures pour endiguer les coûts #2 ne contient pas de subventions aux organisations de patients : Même s’il reste encore quelques divergences, l’exigence de subventionner les organisations de patients a toutefois déjà pu être biffée définitivement par la Confédération. Le but de ces dernières aurait été d’aider les patients pour interpréter les factures et faire des recours.
Hausse des coûts : le National se rapproche un peu des États

Prolongation du congé maternité : si l’hospitalisation d’un bébé malade doit être prolongée, il est opportun que la mère puisse bénéficier d’un congé maternité plus long (pris en charge par l’APG). Cette modification, soutenue par senesuisse, entrera probablement en vigueur en 2022.
Vers une prolongation du congé maternité



Avec cette pandémie, des questions importantes doivent être répondues pour beaucoup d’entre vous : Quels défis la pandémie de coronavirus pose-t-elle aux homes et aux EMS ? Quel type de soutien souhaiteriez-vous ? Nous sommes intervenus auprès de l’OFSP et ce dernier réalise maintenant, ensemble avec senesuisse et Curaviva, un sondage pour la branche. Le questionnaire s’adresse à vous dans votre fonction de directrice/directeur d’EMS et nous vous prions de bien vouloir y répondre jusqu’à fin janvier, afin que nous puissions poursuivre notre travail de lutte pour les institutions sur des bases bien fondées. En tant que membre de senesuisse, vous trouverez le lien pour participer à la Newsletter décembre 2020.



Le vendredi 11 juin 2021 à 14h00, l’Association senesuisse tiendra sa prochaine Assemblée annuelle des membres chez « Careum Weiterbildung » à Aarau. Une traduction simultanée professionnelle sera garantie. L’invitation vous parviendra au mois de mars. Merci de réserver cette date pour que vous puissiez prendre part et être informés sur les activités de notre Association.



Dans son rapport, le Conseil fédéral ne prévoit pas de mesures pour une prise en charge adéquate, malgré ses constatations des lacunes dans le financement. C’est donc le Parlement qui doit s’y engager spécifiquement. Le Conseil des États vient justement d’accomplir la première étape dans cette direction (à l’unanimité !) – et devrait, probablement au printemps, être suivi par le Conseil national pour que l’élaboration du projet puisse définitivement être ordonnée.



Après le Conseil national, le Conseil des États a également adopté à l’unanimité la motion que senesuisse avait soutenue et qui exige la possibilité de décompter à nouveau la majorité du matériel de soins via les caisses-maladie. Le Conseil fédéral a déjà préparé les adaptations nécessaires, lesquelles devraient entrer en vigueur au 1er janvier 2022 selon nos estimations. Pour 2021, les solutions individuelles des cantons resteront applicables.



Tous les trois ans, la fondation Commonwealth Fund interroge la population résidante de plusieurs pays sur ses expériences avec le système de santé. Sur les 2284 personnes consultées en Suisse, environ 88 % considèrent que le système de santé suisse offre de bonnes, voire très bonnes prestations. La Suisse se situe ainsi au premier rang du classement, devant la Norvège et l’Allemagne. Au sein du pays, les personnes de 65 ans et plus sont nettement plus nombreuses (95 %) que les plus jeunes à avoir une opinion positive des prestations fournies. On observe aussi d’importantes différences entre les régions linguistiques : 67 % des personnes consultées en Suisse italienne trouvent les prestations de santé bonnes ou très bonnes, ce qui est faible par rapport au reste du territoire (91 % en Suisse alémanique, 86 % en Suisse romande).



senesuisse soutient, autant que partenaire, la nouvelle campagne tout juste lancée, qui démontre les avantages et possibilités des professions et carrières dans le domaine des soins de longue durée. La durée de vie augmente constamment en Suisse, c’est pourquoi nous aurons besoin davantage de personnel spécialisé à l’avenir, notamment avec formations au niveau tertiaire. Avec des films et d’autres supports d’information, nous voulons, ensemble avec les autres associations de de la branche, faire connaître aux jeunes qui s’y intéressent le travail signifiant et enrichissant dans les soins de longue durée. L’accent de la campagne « Une carrière empreinte d’humanité » est mis sur les relations personnelles avec les personnes encadrées, comme par exemple dans le premier film « La vie mouvementée de Rosmarie ».

Informations complémentaires : Soins de longue durée, formation & formation continue | Une carrière empreinte d’humanité (sons-longueduree.ch)



À l’avenir, les traitements médicaux ambulatoires et stationnaires devront être financés de manière uniforme. Le Conseil fédéral est – en suivant les cantons et senesuisse – en principe aussi favorable à un tel financement, qui encourage les soins coordonnés, élimine les incitations inopportunes et décharge les assurés.



La session d’hiver des Chambres fédérales commencera le 30 novembre 2020. Une fois de plus, quelques sujets qui nous concernent directement sont à l’ordre du jour. Les sujets les plus importants qui nous occupent sont la lutte pour un contre-projet sensé à l’initiative sur les soins infirmiers, le financement des soins palliatifs, ainsi que la prise en charge des coûts LiMA par les caisses-maladie.

  • Le document « prévision de session » se trouve sous ce lien.


Avec les délibérations concernant le deuxième paquet de mesures visant à freiner la hausse des coûts de la santé et concernant les loyers commerciaux durant la pandémie de corona, le Conseil national a traité deux affaires importantes pour senesuisse. Tout comme le sujet des réductions de loyers, celui des coûts de la santé occupera le Parlement encore durant la session d’hiver.

Une importante décision intermédiaire a pu être prise : Le Conseil national a refusé d’introduire un nouveau droit de recours pour les caisses de maladie et leurs associations contre les adaptations des listes cantonales d’EMS.

Il est également réjouissant du point de vue des employeurs que deux motions, selon lesquelles les pénalités pour les licenciements lors d’une grossesse ou d’une maternité auraient dû être renforcée, aient définitivement été rejetées.



Fin 2019, les 1’563 établissements médico-sociaux (EMS) que comptait la Suisse hébergeaient 90’342 personnes durablement (long séjour). De leur côté, les 2’339 services d’aide et de soins à domicile (SASD) ont soutenu 394’444 personnes. Sur 100 personnes âgées de 80 ans et plus, 15 ont effectué un long séjour en EMS et 29 ont reçu des soins à domicile. 76 % des résidents en EMS avaient 80 ans et plus. Pour les coûts de séjour en EMS, 41,5 % concernent les soins, 40,9 % les frais de pension et 17,6 % d’autres charges.



Lors de l’assemblée des membres de senesuisse, le conseiller national bernois Dr Albert Rösti a été élu comme nouveau président. Il a repris le ballon et donc le mandat le 20 octobre 2020, succédant à Clovis Défago, qui a assuré la présidence pendant plus de 17 ans.
En outre, le comité a été complété par les deux personnes compétentes suivantes : Oliver Hofmann (directeur de la Casa Solaris SA) et Markus Reck (Chief Public Affairs de la Senevita SA et vice-président de l’association partenaire ASPS).

Remise du ballon par le président démissionnaire Clovis Défago (à droite)
au président nouvellement élu Albert Rösti (à gauche)

Ballübergabe senesuisse 2020 



Après le Conseil national, la Commission de la santé du Conseil des États a également suivi la recommandation de senesuisse et propose à l’unanimité l’adoption du texte de loi sur la LiMA. Ce dernier rendra la facturation du matériel de soins aux caisses-maladie à nouveau possible.
Moins réjouissant est le fait que la Commission du Conseil des États s’en tienne encore à sa version du contre-projet à l’initiative sur les soins infirmiers (mais de façon très serré seulement). Si le Conseil national n’arrive pas à imposer sa formulation, le très bon contre-projet risque d’échouer et une votation populaire sur uniquement l’initiative des soins aura lieu.



La nouvelle loi fédérale sur l’amélioration de la conciliation entre activité professionnelle et prise en charge de proches entrera en vigueur en deux étapes. La première étape, dont l’entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2021, permettra de régler le maintien du salaire pour les absences de courte durée et d’étendre les bonifications pour tâches d’assistance dans l’AVS. Le congé indemnisé de 14 semaines pour la prise en charge d’un enfant gravement malade ou victime d’un accident entrera en vigueur dans une seconde étape, au 1er juillet 2021.
Particulièrement importante pour les employeurs est la nouvelle réglementation du Code des obligations (contre laquelle senesuisse s’est battue en vain) : des vacances payées sont introduites pour que les employé·e·s puissent s’occuper des membres de leur famille et de leur partenaire de vie malades ou accidentés. Ces vacances, à financer par l’employeur, peuvent durer jusqu’à trois jours par cas, à concurrence de dix jours par an.



L’introduction d’un congé de paternité compensé par les allocations pour perte de gain (APG) a été approuvée le mois dernier lors de la votation populaire par une majorité de 60,3 %. Le Conseil fédéral a maintenant fixé la date d’entrée en vigueur au 1er janvier 2021. Le congé de paternité payé via les APG dure deux semaines et peut être pris de manière flexible pendant les six mois suivant la naissance. Le taux de cotisation APG passera de 0,45 à 0,5 % dès le 1er janvier 2021 afin de financer le congé de paternité.



senesuisse salue l’objectif de l’actualisation de l’ordonnance qui vise à créer un meilleur accès aux prestations de podologie médicale et à améliorer la qualité des soins. L’approbation prévue des podologues en tant que fournisseur de prestations selon la LAMal par le Conseil fédéral (par le biais des autorisations de pratiquer cantonales) doit donc être considérée comme positive.
Toutefois, un élargissement aux cas complexes dans le cadre des soins stationnaires et ambulatoires de longue durée devrait se faire : Pour les patient·e·s vivant à domicile, en habitat protégé et dans des institutions de soins de longue durée, il devrait explicitement être possible que les podologues admis·e·s puissent fournir leurs prestations et d’une manière facturable. Ainsi, les cas complexes peuvent également être traités de manière plus professionnelle par les spécialistes formé·e·s dans le domaine concerné et non plus seulement par le personnel infirmier de niveau tertiaire.



De quelles nouvelles formes de logement et de soins avons-nous besoin ?
Que signifie exactement le concept de « habitat protégé » ?
Et comment peut-on le mettre en œuvre ?
Combien cela coûte-t-il et quelles sont les sources de financement ?

Des représentantes et représentants de la branche ainsi que des personnes intéressées de la politique et des autorités ont été invités le 12 octobre 2020 à se familiariser avec ce thème et à en discuter à l’aide d’études actuelles et d’exemples pratiques.



Adoption de la nouvelle réglementation LiMA : Le Conseil national a suivi la recommandation de senesuisse et a adopté le texte de loi, qui prévoit à nouveau la facturation du matériel de soins aux caisses-maladie.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20200046
https://www.parlament.ch/fr/services/news/Pages/2020/20200923130411825194158159041_bsf106.aspx

Prise en charge des coûts lié à COVID-19 : Alors que le Conseil national a approuvé cette motion soutenue par senesuisse, le Conseil des États l’a noyée. Cela avec l’explication que les cantons auraient donné l’accord de prendre en charge les coûts supplémentaires avérés des soins et que le Conseil fédéral serait en discussion avec les personnes concernées au sujet de la couverture des pertes de revenus dans les établissements de soins.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20203457

Mesures visant à freiner la hausse des coûts, volet 1a : Même les propositions pour des réductions traitées auparavant ne sont pas sans controverse. Plusieurs différences subsistent et senesuisse s’oppose surtout au droit de recours des assureurs-maladie contre la planification des hôpitaux et des places de soins, prévu dans le volet 1b.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20190046

Protection de licenciement après l’accouchement : La période de protection actuelle de 16 semaines est maintenue, pendant laquelle les employeurs ne peuvent pas mettre fin au contrat de travail. Une extension à 32 semaines a été rejetée par 98 voix contre 77.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20193059

Prolongation de l’allocation de maternité : Si un nouveau-né est malade et doit rester plus longtemps à l’hôpital, la mère doit pouvoir prendre un congé de maternité plus long (payé par l’APG). Après l’adoption par le Conseil des États, le Conseil national est également de cet avis. Toutefois, deux différences subsistent pour la session d’hiver.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20180092



La prime moyenne s’élèvera en 2021 à CHF 316,50. Après des hausses modérées en 2019 et 2020, la hausse de 0,5 % en 2021 sera à nouveau inférieure à la moyenne des dernières années (de 3,7 % par an depuis l’entrée en vigueur en 1996). Il n’est actuellement pas possible de connaître l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les coûts de l’année 2020. 



Le Conseil fédéral conclut de cette vue d’ensemble et de l’avis de nombreux spécialistes consultés avant la crise du coronavirus que la violence envers les aînés doit être davantage prise au sérieux. Il a chargé le Département fédéral de l’intérieur d’évaluer avec les cantons et les acteurs concernés d’ici à septembre 2021 si un programme d’impulsion pour combler certaines lacunes est nécessaire. Le rapport présente le tableau des dispositions déjà prises à tous les niveaux, notamment dans le droit, la santé et la formation. 



Le Conseil fédéral veut améliorer la prise en charge et le traitement des personnes en fin de vie. En Suisse, les offres de soins palliatifs doivent être accessibles à tout un chacun, indépendamment du diagnostic posé et de l’endroit où les personnes vivent. La plupart des mesures décidées par le Conseil fédéral doivent être mises en œuvre en collaboration avec les cantons et les acteurs concernés dans le cadre de la plate-forme nationale « Soins palliatifs », dont senesuisse fait partie également.



Avec ses associations partenaires, senesuisse s’est fortement engagée en faveur d’un bon contre-projet à l’initiative populaire « Pour des soins infirmiers forts ». Le Conseil national suit cette recommandation mieux que le Conseil des États, et les différences importantes seront traitées lors de la prochaine session. Toujours en discussion sont, notamment, le niveau des contributions à la formation continue et les modalités de la facturation indépendante par le personnel infirmier.

Informations complémentaires sous :



La session d'été des Chambres fédérales commencera le 7 septembre 2020. Une fois de plus, quelques sujets qui nous concernent directement sont à l’ordre du jour. Les sujets les plus importants qui nous occupent sont la lutte pour un contre-projet sensé à l’initiative sur les soins infirmiers ainsi que la prise en charge des coûts supplémentaires dus à la COVID-19.

  • Le document « prévision de session » se trouve sous ce lien.


Des exigences de qualité technocratiques qui ne tiennentpas compte de la qualité de vie. CURAVIVA Suisse et senesuisse demandent la suspension des projets.



Depuis des années, senesuisse s’engage en faveur d’une solution nationale pour le financement des « moyens et appareils » (LiMA) via les caisses-maladie. Un autre succès intermédiaire a été obtenu : la CSSS-N, en tant que Commission responsable, salue à l’unanimité la proposition de loi, qui, espérons-le, conduira à une solution de financement nationale pour les consommables les plus importants (par exemple pour l’incontinence ou les bandages) via l’AOS à partir de 2021.

Nous avons également eu du succès avec la deuxième affaire très importante pour senesuisse : la Commission du Conseil national ne veut pas se précipiter pour introduire un droit de recours pour les assureurs et leurs faîtières contre les listes d’EMS. Cette mesure avait été proposée par le Conseil fédéral afin de réduire les coûts (d’après la devise « Moins il y a de lits de soins, plus les coûts des soins sont bas » ...) et a été renvoyé aux calendes grecques.



Ensemble avec CURAVIVA, senesuisse a pu conclure une nouvelle convention administrative avec les assurances CSS pour les prestations dans les institutions de soins et les structures jour/nuit. Le contenu est presque identique à celui du contrat avec HSK (Helsana, Sanitas et KPT), qui est en vigueur depuis 2019 ; de ce fait, aucun ajustement n’est nécessaire au sein des institutions.

Nous vous recommandons donc d’adhérer, ce qui devrait nous être communiqué jusqu’à la fin du mois d’août à l’aide du formulaire ci-joint. Tout membre qui est également affilié auprès de CURAVIVA recevra également la demande par l’intermédiaire de l’association cantonale et peut décider librement par quelle association il souhaite adhérer à la convention conjointe.

La convention et le formulaire d’adhésion se trouvent en annexe et sur notre site internet.



En 2018, plus de 214’000 personnes travaillaient dans le domaine des soins au service des hôpitaux, des établissements médico-sociaux (EMS) et des services d’aide et de soins à domicile. Elles occupaient quelque 146’700 postes équivalents plein temps. Depuis 2012, le personnel soignant a crû globalement de 17 %, notamment pour faire face au vieillissement de la population.
Le personnel soignant est constitué d’infirmiers·ères diplômé·e·s (48 %), de personnel soignant intermédiaire (25 %) et d’auxiliaires de soins (27 %). Les hôpitaux et les EMS sont les deux plus grands employeurs : y sont engagés 45 %, respectivement 41 %, du personnel soignant total.
Pour les services d’aide et de soins à domicile, l’accroissement est bien plus fort (+34 %) que pour les EMS (+17 %) et les hôpitaux (+13 %).



Que ce soit sur le plan politique ou juridique, le dossier de la prise en charge des « moyens et appareils listés » (LiMA) a évolué ces dernières semaines. Ainsi, le Conseil fédéral a enfin décidé d’une meilleure réglementation et l’a soumise au Parlement (suppression de la différence entre l’utilisation par soi-même ou avec l’aide professionnelle, possibilité d’établir le décompte en sus à la charge des caisses-maladie – probablement dès 2022). Et le canton de Berne est parvenu à un accord avec les assureurs plaignants dans le cadre du remboursement des frais LiMA pris en charge entre 2014 et 2017 (ce qui a conduit au retrait de la plainte contre les EMS). Le procès exemplaire dans le canton de ZG risque de prendre encore plusieurs années et nous faisons appel à une contribution financière de 200 francs sur le compte dédié au procès.



Le Conseil fédéral a mis fin à la « situation extraordinaire » à compter du 22/06/2020. L’ancienne ordonnance d’urgence a été abrogée et remplacée par une nouvelle ordonnance. Elle attribue des compétences étendues aux cantons. Les ajustements les plus importants sont :

  • Levée des consignes concernant les personnes vulnérables et le télétravail
  • Réduction de la distance de sécurité de 2 mètres à 1,5 mètre (plus de 15 minutes)
  • Obligation de collecter les données de contact en cas de non-respect de la distance
  • Levée de l’obligation d’être assis dans les restaurants
  • Autorisation pour manifestations jusqu’à 1000 personnes (conditions dès 300 personnes)

à Consulter le communiqué du Conseil fédéral : https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-79522.html



Le Conseil national renonce à l’introduction d’un droit de recours pour caisses-maladie : Comme demandé par senesuisse, ce point a été supprimé du volet de mesures visant à maîtriser les coûts. Il est en effet inacceptable que les assureurs maladie torpillent devant la justice les décisions politiques correctes sur l’ajustement des listes d’EMS et des hôpitaux et empêchent ainsi le renouvellement et la consolidation nécessaires des structures.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20190046

Admission des médecins : Les deux Chambres se sont enfin mises d’accord sur les conditions requises pour l’ouverture de nouveaux cabinets médicaux. Ce faisant, elles se sont abstenues (comme le recommandait senesuisse) de lier le projet au nouveau financement de l’ambulatoire (EFAS) ou de prévoir un droit de recours pour les caisses-maladie.
https://www.parlament.ch/fr/services/news/Pages/2020/20200610083207919194158159041_bsf024.aspx

Réglementation contraignante sur les commissions de courtage : Le Parlement exige que le Conseil fédéral réglemente de manière contraignante l’intermédiation des contrats d’assurance maladie. Dans l’assurance de base comme dans l’assurance complémentaire, les activités publicitaires et l’indemnisation doivent être strictement limitées.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20184091



La population de la Suisse passera de 8,6 millions de résidents permanents fin 2019 à 10,4 millions en 2050, selon le scénario de référence de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Son ampleur dépendra de l’évolution du contexte socio-économique et politique de la Suisse. Le vieillissement de la population sera rapide entre 2020 et 2030. Il ralentira un peu ensuite sans pour autant s’arrêter.



Avec ses associations partenaires, senesuisse s’engage fortement en faveur d’un bon contre-projet à l’initiative populaire « Pour des soins infirmiers forts ». Le Conseil national a suivi cette recommandation, tandis que le Conseil des États a malheureusement torpillé les contenus les plus importants. Il ne prévoit finalement qu’un financement volontaire de l’État pour le soutien à l’enseignement supérieur. Cela ne suffit pas pour apporter une solution durable au problème persistant de la pénurie de personnel infirmier en Suisse. Nous nous engageons dans le soutien au Conseil national, afin qu’il s’impose lors de la séance d’élimination des divergences.



La session d'été des Chambres fédérales commencera le 2 juin 2020. Une fois de plus, quelques sujets qui nous concernent directement sont à l’ordre du jour. Les sujets les plus importants qui nous occupent sont la lutte contre le droit de recours et de codécisions des assureurs maladie concernant la liste des hôpitaux et des EMS ainsi que la lutte pour un contre-projet sensé à l’initiative des soins infirmiers.

à Le document « prévision de session » se trouve sous ce lien.



Une campagne menée par OdaSanté, Curaviva Suisse et Aide et soins à domicile Suisse, avec le soutien du SERFI

À l'occasion de la Journée des infirmières, OdaSanté, Curaviva Suisse et Aide et soins à domicile Suisse, avec le soutien du SERFI, lancent un défi Instagram le 12 mai 2020. Avec le plus de stories possible, ils veulent attirer l'attention sur la précieuse contribution des soins de longue durée. De courts messages vidéo ont pour but de donner un visage au métier le plus important en Suisse et de sensibiliser ainsi le public aux professions des soins de longue durée de niveau tertiaire. Et c'est ainsi que cela fonctionne :

  1. Dites-nous dans une courte vidéo (environ 30 secondes) ce que vous appréciez particulièrement dans votre travail. Si vous le souhaitez, portez votre badge « Le métier le plus important en Suisse ».
  2. Placez la vidéo dans votre story Instagram et nommez trois autres personnes pour ce défi - le plus simple est de les taguer directement.
  3. Taguez-nous également (@metierleplusimportant) afin que nous puissions voir et partager votre publication.

Vous préférez plutôt publier une photo dans votre story ? Tout type de publication est le bienvenu. Portez votre badge, rayonnez dans la caméra et taguez @metierleplusimportant.

Veuillez diffuser ce guide le plus largement possible auprès de vos collaboratrices et collaborateurs, amis et connaissances. Nous attendons avec impatience les nombreuses publications. Lancez le film !

Vous trouverez de plus amples informations à l'adresse suivante : https://www.le-plus-important-metier.ch/



Notre assemblée des membres n’aura pas lieu le 18 mai 2020 comme prévu.
Nous avons déplacé la date au lundi 19 octobre 2020 à 14 heures à Aarau.
Les documents d’invitation suivront avant la période des vacances d’été.

En outre, le grand congrès spécialisé sur l’habitat protégé prévu pour le 31 mars 2020 avait déjà été reporté. Il aura désormais lieu le 12 octobre 2020. Toutes les inscriptions et tous les paiements restent valables.
Les nouvelles inscriptions ou inscriptions supplémentaires sont possibles à tout moment via ce lien.



Comme rien n’a été réglementé au niveau fédéral, les cantons sont toujours responsables des éventuelles restrictions et interdictions dans les EMS. Nous vous prions de bien vouloir vous référer aux conditions-cadres de votre canton. En raison de leurs différences significatives, nous ne pouvons pas, en tant qu’association, formuler de recommandations sensées pour toute la Suisse – mais nous nous engageons pour une sécurité maximale et une autonomie aussi grande que possible des institutions.

Dossier RTS-Info du 24/04/2020, à partir de « Combattre la solitude » :



L'OFSP a de nouveau adapté ses critères de test. Le test COVID-19 est désormais recommandé pour toutes les personnes symptomatiques qui répondent aux critères cliniques suivants :

  • les symptômes d’une maladie respiratoire aiguë (par exemple, toux, mal de gorge, essoufflement) avec ou sans fièvre, sensation de fièvre ou douleurs musculaires et/ou
  • anosmie ou agueusie soudaine (perte de l’odorat ou du goût)

Les médecins cantonaux peuvent désormais décider de tester les personnes asymptomatiques dans les hôpitaux et les EMS si cela est justifié afin d’éviter la propagation du virus (foyers de maladie) au sein de l’institution.
Si la disponibilité est limitée, les personnes accompagnantes ayant un contact direct (moins de 2m pendant plus de 15 minutes) avec les résidents continueront à faire partie du groupe test.

Plus d’informations sous:



Le Conseil fédéral a décidé de réduire la redevance de réception non seulement pour les ménages privés ordinaires, mais aussi pour les ménages collectifs et les entreprises. Le prélèvement pour les ménages collectifs, qui comprennent par exemple les EMS et les logements protégés, sera désormais de 670 francs au lieu de 730 francs. La structure tarifaire des entreprises a été affinée : Au lieu des 6 précédents, 18 niveaux tarifaires sont maintenant définis, généralement avec des redevances plus faibles.

Aller vers le communiqué de presse du Conseil fédéral :



Évaluation des besoins : D’ici au 26 avril 2020, les EMS ne procéderont plus à l’évaluation ordinaire et régulière des besoins de soins. La procédure simplifiée offerte par les instruments de mesure des besoins en soins sera applicable (PLEX).

Contrôles par les assureurs maladie : pour la durée de la situation extraordinaire, les contrôles dans les institutions de soins ne devraient pas avoir lieu. Les assureurs ont accepté ce principe, mais veulent continuer à effectuer des vérifications de documents.

Collecte des indicateurs de qualité médicaux : La collecte des indicateurs de qualité médicaux sera suspendue avec effet immédiat jusqu’au 26 avril 2020, dans la mesure où cela permet d’alléger la charge administrative.

Statistique SOMED : Bien que nous ayons déjà transmis une demande de prolongation du délai de soumission il y a plusieurs semaines, nous attendons toujours une réponse. Nous partons du principe que les institutions n’ont rien à craindre si elles ne fournissent pas les données à temps.

Décomptes des soins stationnaires pour patients COVID-19 : Si des soins de type hospitalier doivent être dispensés aux patients concernés dans un EMS, ces cas peuvent être facturés selon le document de l’OFSP du 31/03/2020 (également disponible dans l’espace-membre).



Compte tenu des communications et instructions des autorités fédérales et cantonales, une communication indépendante en plus de la part de senesuisse ne ferait qu’engendrer la confusion. C’est pourquoi nous renvoyons ici aux sites les plus importants sur lesquels on peut obtenir des informations :



Vendredi 28 février 2020, le Conseil fédéral a déclaré la situation qui prévaut actuellement en raison du coronavirus « situation particulière » au sens de la loi sur les épidémies. Le Conseil fédéral est de ce fait autorisé à ordonner, en accord avec les cantons, des mesures qui en temps normal relèvent de leur compétence. Cette interdiction est en vigueur au moins jusqu’au 26 avril 2020.

Plus d'informations sous : https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov.html



Dès aujourd’hui, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) s’adresse au grand public pour l’informer des règles d’hygiène et de conduite destinées à ralentir, voire à éviter la propagation du nouveau coronavirus. Le but de la campagne est de protéger la population en Suisse.



senesuisse a un nouveau site Internet, un nouveau numéro de téléphone et une nouvelle adresse :
senesuisse, Bahnhofplatz 2, 3011 Berne, Tél. 031 911 20 00

Logo senesuisse fr



Le Conseil fédéral a défini dans la stratégie 2020-2030 les priorités en matière de politique de la santé pour les dix prochaines années. Quatre défis urgents ont été identifiés : l’évolution démographique, des soins de qualité et finançables, la transformation numérique ainsi qu’un environnement de travail sain et les risques sanitaires liés à l’environnement.



En tant qu’association fondatrice de la caisse de compensation, senesuisse est intéressée par les résultats de HOTELA. En 2019, les placements de HOTELA Fonds de prévoyance ont enregistré un excellent rendement annuel de 11.9 %. Le degré de couverture est passé au-dessus de 107 %. Les assurés bénéficient de ce succès, puisque la rémunération a augmenté. Cette hausse est due également à une structure d’assurés exceptionnellement bonne, puisque pour 2019, la proportion de retraités n’est que de 6 % et l’âge moyen des assurés de 35 ans seulement.



La Commission a bel et bien entamé des consultations approfondies sur le contre-projet à l’initiative sur les soins infirmiers soutenu par senesuisse. Cependant, elle ne veut mettre à disposition que 268 millions de francs pour l’offensive de formation au lieu de 469 millions et risque ainsi de ne pas pouvoir remédier à la pénurie du personnel infirmiers.

Le projet sensé de financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires (EFAS) a été mise en veilleuse.



La Commission de la santé publique du Conseil des Etats a débuté hier le traitement du contre-projet indirect à l’initiative sur les soins infirmiers. Elle propose une diminution drastique des aides financières pour la promotion de la formation de 469 à 268 millions de francs. Ce faisant, la commission affaiblit un point important du contre-projet indirect et procède de façon déplacée à une coupe sombre, car le déficit de main d’œuvre en matière de soins va continuer de s’accentuer en raison de l’évolution démographique. A cet égard, une offensive en matière de formation est indispensable. Les prestataires de soins vont continuer à s’engager en faveur du contre-projet indirect, qui poursuit un but approprié et pensé sur le long terme. Il serait regrettable que le Conseil des Etats revoie au rabais le projet du Conseil national : cela en affaiblirait les effets et ne serait pas dans l’intérêt de notre pays.



Le Conseil fédéral a décidé d’introduire les modifications des prestations complémentaires au 01/01/2021. Elles ont également des conséquences importantes pour les EMS. Heureusement, les mesures d’économie drastiques redoutés n’ont pas eu lieu, mais les prestations ne seront versées que jusqu’au jour du décès et non plus pendant tout le mois. Un des succès du lobbying de senesuisse réside dans le fait qu’à l’avenir, les PC pourront être versés directement de la caisse de compensation aux EMS – même si la mise en œuvre de cette mesure suscite encore de grandes interrogations, car le Conseil fédéral n’a pas suivi nos recommandations sur les détails.

De plus amples informations suivront bientôt dans une fiche d’informations séparée, les textes juridiques peuvent être consultés sous :
https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-77929.html



La « Journée des malades » se déroulera dans toute la Suisse le dimanche 1er mars 2020. Des manifestations et des actions seront organisées sur le thème : « Ne vous arrêtez pas à ma maladie ». A cette occasion, nous voulons montrer que nombre de personnes malades ou atteintes d’un handicap sont des piliers importants de notre société. La Journée des malades est organisée par l’association du même nom, à laquelle appartient également senesuisse. Les organisateurs de manifestations peuvent aussi utiliser cette plateforme pour annoncer ce qu’ils mettent en place.



La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats est entrée en matière à l’unanimité sur le projet de loi fédérale relative à l’encouragement de la formation dans le domaine des soins infirmiers, que le Conseil national avait adopté à la session d’hiver 2019 en tant que contre-projet indirect à l’initiative populaire. Eu égard à la pénurie de personnel infirmier qui se dessine, la commission considère qu’il est judicieux de prendre rapidement des mesures fortes à l’échelon législatif.

La commission a aussi fait le point de la situation concernant le projet « Financement uniforme des prestations ambulatoires et des prestations avec hospitalisation » et a constaté que le projet en question n’était, dans son état actuel, pas encore mûr et, par conséquent, qu’il n’était pas susceptible de réunir une majorité en l’état.



Après le Conseil national, le Conseil des Etats a également adopté à l’unanimité la motion que soutient senesuisse. Le Conseil fédéral est maintenant chargé de soumettre au Parlement une modification de la loi de sorte que les personnes âgées concernées puissent obtenir des prestations complémentaires à l'AVS pour financer leur séjour dans un logement protégé ; ainsi, des admissions en EMS pour d’unique raisons financières seront évitées.


  • Le Conseil des Etats a confirmé la volonté pour du temps libre pour les soins des proches : Les parents devraient bénéficier d'un congé indemnisé de 14 semaines pour s'occuper d'un enfant gravement malade. Un employé devrait pouvoir s'absenter jusqu’à 10 jours par an pour soigner un proche. senesuisse s’était prononcée contre ces congés lors de la procédure de consultation, puisque il y aura encore plus d’absences au sein des collaborateurs et d’avantage de frais du côté des employeurs. 
    https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20190027

  • Financement uniforme (EFAS) : En ce qui concerne le financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires, le Conseil national ne veut pas du tout entrer parler d’ajouter également les EMS à un futur système sans fausses incitations financières ; contrairement à la volonté de senesuisse, il se concentre pour l'instant uniquement sur les hôpitaux. 
    https://www.parlament.ch/fr/services/news/Pages/2019/20191210121505739194158159041_bsf105.aspx

  • Le Conseil national est pour une taxe de 50 francs lors de consultations inutiles aux urgences d’un hôpital : Toute personne qui se rend au service des urgences d'un hôpital et qui n'a pas besoin d'être traitée en stationnaire par la suite devrait avoir à payer ces frais ; cela permettrait d'éviter les « bouchons dus à des bagatelles ». Cependant, aucune taxe ne devrait être facturée pour une visite au cabinet d'un médecin.
    https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20170480


Le Conseil fédéral définit dans la stratégie 2020-2030 les priorités en matière de politique de la santé pour les dix prochaines années. Quatre défis urgents s’imposent : la transformation numérique, un environnement de travail sain et les risques sanitaires liés à l’environnement, les changements démographiques ainsi que des soins de qualité et finançables. Le but est de garantir les soins, de promouvoir la santé des personnes âgées, d’accroître la qualité des soins, de maîtriser la hausse des coûts et d’alléger la charge des ménages à bas revenus.



Avec ses associations partenaires, senesuisse s'est fortement engagée en faveur d'un bon contre-projet à l'initiative populaire « Pour des soins infirmiers forts ». Le Conseil national a suivi cette recommandation par 124 voix contre 68. Il prévoit des fonds pour l'enseignement supérieur et d’avantage de compétences pour que les professionnels des soins décomptent d’une manière indépendate leurs prestations, tout en renonçant à des réglementations inutiles telles que l'obligation de signer une CCT et des exigences strictes en matière de personnel.




La session d’hiver des Chambres fédérales commencera le 2ème décembre 2019. Une fois de plus, quelques sujets qui nous concernent directement sont à l’ordre du jour.

  • Le document « prévision de session » se trouve sous ce lien.


Sous ce lien, vous trouverez des informations essentielles sur le thème de la démence, la stratégie nationale 2014-2019 et une compilation des produits qui ont été développés. Nous vous recommandons tout particulièrement la brochure « Evaluations dans les soins de longue durée pour les personnes atteintes de démence », qui peut être commandée gratuitement.



A la fin 2018, presque 135‘000 personnes travaillaient dans un EMS de Suisse. 37‘139 admissions ont été enregistrées dans pour des séjours de longue durée, soit 344 de plus qu’en 2017 (+1 %). Environ 44 % de ces entrées se sont faites à la suite d’un séjour hospitalier. La durée moyenne de séjour en EMS était de 890 jours. C’est 155 jours, ou 5 mois, de moins qu’il y a dix ans. La proportion de journées de faible intensité de soins (<40 min./jour) est de 16 %, un point de pourcentage de moins qu’en 2017 (17 %). Pour l’année 2018, les coûts totaux d’exploitation des EMS se sont montés à 10,4 milliards de francs (+2,3 % par rapport à 2017). 57 % des coûts représentent les frais de pension (hébergement, repas, nettoyage, animation), à la charge des résidents et couverts partiellement par les prestations complémentaires (PC).
Les entreprises à but non lucratif restent les acteurs principaux des services d’aide et de soins à domicile (SASD). En 2018, elles ont eu la charge de 80% des clients (300’000), ont facturé 71 % des heures fournies (environ 16,8 millions) et employé 78 % du personnel. Quant à l’ensemble des prestations de soins et d’aide des SASD, elles ont coûté 2,53 milliards de francs (+3 % par rapport à 2017), dont 41 % (1027,61 millions) sont financés par les pouvoirs publics, 41 % (1027,64 millions) par les assureurs et 17 % (436,31 millions) par les bénéficiaires de prestations.



En plus d'un « congé parental » sensé pour s'occuper d'enfants gravement malades, la majorité de la commission veut autoriser les absences du travail rémunérées pour s'occuper de quiconque de la famille – et s’oppose ainsi aux recommandations de senesuisse. Au moins, lors de la même séance, la commission a recommandé à l'unanimité l'adoption d'un règlement PC sur l’habitat protégé.



Dans l’enquête suisse sur la santé 2017, trois quarts (75 %) des personnes de 55 ans et plus ont déclaré être en (très) bonne santé. A part l’âge et le sexe, c’est surtout le niveau de formation qui joue un rôle très important. Parmi les personnes sans formation post-obligatoire, seulement 59 % déclarent être en (très) bonne santé. Tandis que le pourcentage monte à 76 pour les personnes avec un diplôme obtenu au degré secondaire II et même à 84 % pour les personnes avec une formation tertiaire. Les femmes de 55 ans et plus avec un diplôme tertiaire consomment deux fois plus souvent cinq portions de fruits et légumes par jour que les femmes sans formation post-obligatoire (42 % contre 19 %) et sont presque trois fois moins souvent concernées par l’obésité (8 % contre 22 %). Les hommes entre 55 et 64 ans qui ont un niveau de formation tertiaire sont moins souvent fumeurs que ceux qui ont une formation élémentaire (24 % contre 40 %).



Malheureusement, la Commission responsable a refusé de conclure l'assouplissement de l'enregistrement du temps de travail qui était prévu depuis des années. Au lieu d'exempter définitivement les employés cadres de cette obligation administrative, une autre audience aura à nouveau lieu.



Suite à la procédure de consultation, la Commission de la santé publique a apporté les derniers ajustements mineurs au contre-projet à l’initiative populaire « Pour des soins infirmiers forts ». Le sujet le plus important et le plus positif concerne le financement des mesures d’encouragement de la formation, avec un crédit d’engagement de 469 millions de francs au plus pour une durée de huit ans. A cela s’ajoutent d’autres mesures visant à augmenter le nombre de diplômes en soins infirmiers décernés dans les hautes écoles spécialisées et à promouvoir l’interprofessionnalité.



Selon la décision de la Confédération et des cantons, la « Stratégie nationale en matière de démence 2014-2019 » sera intégrée dans une plate-forme. La plate-forme sera mise en œuvre à partir de 2020 dans l'optique de pérenniser les effets des projets lancés. Certains projets importants de la stratégie n’ont pas encore été menés à terme, notamment la demande pour un financement des prestations supplémentaires pour les personnes atteintes de démence par le biais des coûts des soins.



Un nouveau verdict important en faveur des EMS a été rendu : Le Tribunal fédéral a rejeté la plainte des caisses-maladie dans un cas du procès exemplaire. Il précise qu'en l'absence de réglementation nationale, les cantons peuvent déterminer eux-mêmes quand une nouvelle version (scientifiquement fondée) d'un outil de mesure des soins pourra être utilisé. L'utilisation du nouvel « Index RAI 2016 » dans un EMS à Soleure était donc correcte et les classifications globalement plus élevées ne pouvaient être contestées.



alzheimer Suisse réagit avec véhémence à une situation intenable et exige une amélioration immédiate de la situation. Dans son manifeste, alzheimer Suisse demande d’une part un financement plus efficace et moins d’obstacles bureaucratiques et d’autre part, des centres de compétences et plus de compréhension pour les personnes atteintes de démence et leurs proches.


Le Conseil fédéral a constaté que depuis l’introduction du financement des soins en 2011, les caisses maladie ont trop peu participé aux coûts des EMS. La correction sera apportée au 01.01.2020, tout au moins pour l’avenir. Dans la foulée, les contributions versés des patients s’élèveront jusqu’à 23 francs/jour.


Des différences dans le financement actuel sont cause d’incitations pernicieuses et d’effets indésirables (p. ex. les cantons n’autorisent la création nécessaire de nouveaux EMS parce que leurs contributions aux soins ambulatoires sont en général plus basses). Dans ce contexte, senesuisse participe actuellement ainsi que son association partenaire Curaviva à la discussion sur le secteur hospitalier : Existe-t-il des possibilités d’application satisfaisantes pour un financement uniforme des prestations de soins ?



Le Conseil fédéral adopte un ensemble de mesures pour freiner l’augmentation des coûts de la santé. Ces mesures comprennent des plafonnement de prix pour les médicaments génériques, la remise obligatoire de copies des factures des prestataires de services aux patients et le droit de recours des assureurs maladie contre les listes hospitalières et d’EMS.



Le Conseil fédéral partage l’opinion de senesuisse : Il est favorable à l’intégration à un financement uniforme des prestations de soins fournies à domicile et dans les établissements médico-sociaux. Toutefois, il convient d’abord de créer les conditions nécessaires.



Le livre fortement recommandé a été réédité par l’ASI et peut être commandé gratuitement. En tant qu'association partenaire, senesuisse soutient l’approche informative et divertissante de ce thème, directement reliée à la pratique du domaine de la santé.



La majorité de la Commission du Conseil national souhaite que les Suisses puissent provisionner sur un compte de cautionnement un montant destiné à financer leur participation aux coûts de santé, si possible avec l’opportunité d’une exonération fiscale.
A l’unanimité, la commission demande que tous les professionnels de la santé qui participent à des processus de traitement doivent pouvoir accéder au dossier électronique du patient.



Maintenant que les données 2011 ont été évaluées, les contributions des caisses-maladie aux EMS augmentent enfin, comme l'exigeait senesuisse depuis des années. A l'avenir, ils ne contribueront plus seulement CHF 9.00, mais tout de même CHF 9.60 par niveau de soins. La contribution du patient est également portée à CHF 23.00 par jour de séjour en EMS. Comme le calcul des contributions pour les soins à domicile avait été trop élevé, il y aura une légère réduction dans ce domaine. Au total, les cantons/communes seront soulagés d'un montant total de 83 millions pour le financement des coûts résiduels.



La Commission des finances du Conseil national est trop généreuse après un budget fédéral positif. D'une part, elle veut mettre de l'argent à disposition pour un congé de paternité de 14 jours. D'autre part, elle veut payer les absences des proches-aidants – tant qu'elle n'oblige pas les employeurs à supporter les coûts de la perte de revenus.



Dans le cas du surpoids, l’âge joue un rôle déterminant et on constate que les seniors sont beaucoup plus souvent touchés que le reste de la population : 53 % des 65 ans et plus ont un indice de masse corporelle trop élevé. C’est ce que montre le nouveau système de monitorage des addictions et des maladies non transmissibles de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les hommes sont davantage touchés puisque près de 62 % d’entre eux sont en surpoids. Les chiffres rassemblés sur le site proviennent de 40 sources différentes et 12 partenaires, dont le principal est l’Office fédéral de la statistique. SANTÉ !



En 2018, 4464 assistantes en soins et santé communautaire de toute la Suisse ont achevé avec succès leur formation de trois ans. Ce sont 218 personnes de plus qu’en 2017, soit 5,1 %. Pour les aides en soins et accompagnement, la hausse est de 8,1 %, soit 997 diplômés. On relève également une nette augmentation dans les soins au degré tertiaire B: 1723 en 2017 et 1904 en 2018 (+ 10,5 %).



Une nouvelle commission pour la qualité a été créée : Pour senesuisse, c’était comme se battre contre des moulins à vents pour se défendre contre de nouvelles structures et de nouveaux programmes sous le titre « Amélioration de la qualité des soins de santé » ; mais qui pourrait donc être contre la qualité ?! – À l'avenir, il y aura bel et bien 50 millions supplémentaires pour ce comité.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20150083

Acceptation de l'importante motion sur LiMA : le Conseil fédéral est invité à trouver d'urgence une solution pour la facturation de MiGeL qui résoudra les problèmes actuels des patients et des prestataires de services.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20183710

Pas de nouvelle loi concernant les produits sucrés : A la suite du Conseil des Etats, le Conseil national ne veut rien savoir non plus d’une législation nationale qui prévoit une taxe sur des produits sucrés.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20170308

Réglementation contraignante sur les commissions de courtage : Le Parlement exige que le Conseil fédéral réglemente de manière contraignante l'intermédiation des contrats d'assurance maladie. Dans l'assurance de base comme dans l'assurance complémentaire, les activités publicitaires et l'indemnisation doivent être strictement limitées.
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20184091 



Fin 2018, 328‘100 personnes, soit un peu moins de 17 % des rentiers AVS et AI, touchaient des prestations complémentaires (PC), ce qui correspond à une augmentation de 1,6 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance est nettement inférieure à la moyenne annuelle d’environ 3 % enregistrée depuis le début du siècle. Les dépenses ont atteint 5,0 milliards de francs. La faiblesse de l’augmentation observée en 2018 tient, d’autre part, à la baisse de 0,2 % du nombre de bénéficiaires de PC vivant en home. Environ la moitié des pensionnaires de home en sont tributaires. 40 % des dépenses au titre des PC tiennent aux coûts supplémentaires liés au séjour en home.



L’initiative populaire « Pour sauver des vies en favorisant le don d’organes » demande que le modèle de l’opposition au sens strict soit introduit afin d’augmenter significativement le nombre de dons. Selon ce modèle, toute personne décédée deviendrait potentiellement donneur d’organes pour autant qu’elle ne s’y soit pas opposée de son vivant. Le Conseil fédéral y est favorable sur le fond. Il propose toutefois une modification de la loi afin de préserver parallèlement les droits des proches.



Les dépenses de santé en Suisse se sont montées à 82,5 milliards de francs au total en 2017, ce qui représente une hausse de 2,6 % en un an. La part des dépenses de santé rapportée au produit intérieur brut est passée dans le même temps de 12,2 % à 12,3 %. Les plus importantes augmentations des coûts se trouvent, une fois de plus, chez les hôpitaux et cabinets médicaux. Chaque mois, CHF 814 par habitant sont investis dans le système de santé.



Face à la pénurie imminente de professionnels qualifiés, senesuisse et les association partenaires lancent la campagne « Le métier le plus important en Suisse » afin de mettre en avant l’attractivité des métiers dans les soins de longue durée et les possibilités de carrière associées. Cette campagne souligne qu’un personnel en nombre suffisant est indispensable pour garantir l’autonomie et la qualité de vie des personnes qui ont besoin de soins.



Les projets « Dossier électronique du patient » (DEP) et « Indicateurs de qualité » (IQ) sont en phase de réalisation et entraînent des coûts supplémentaires, dans les institutions, pour la planification, la mise en place et l’application pratique. L’OFSP a confirmé le point de vue de senesuisse et CURAVIVA Suisse, selon lequel ces coûts sont liés à des prestations individualisables des soins selon LAMal et doivent par conséquent être pris en charge par l’assurance obligatoire des soins (AOS – financement des soins).



La hausse des coûts dans le domaine de la santé doit être freinée. À cet effet, le Conseil fédéral a adopté un programme visant à maîtriser les coûts. Cet été, le Conseil fédéral transmettra le message concernant le premier paquet au Parlement. La consultation relative au deuxième paquet suivra fin 2019. Elle inclura un objectif de maîtrise des coûts dans l'assurance obligatoire des soins. Les EMS ne sont quasiment pas concernés, car il n’existe presque pas de potentiel d’économies (ils génèrent uniquement près de 6 % des coûts de l’AOS ; qui sont par ailleurs fixés à un niveau trop bas).

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